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2002 : Milieux Extrêmes d’un monde à l’autre, Terre, Mer et Espace > Conclusion de Michel Glémarec >  Conclusion et synthèse

Conclusion et synthèse

Jean Francheteau, Président des entretiens

Biographie :

GLEMAREC Michel

Compte rendu :

Transcription :

22 novembre 2002 Clôture


Discours de Jean Francheteau[/b]

Je voudrais remercier l’ensemble des orateurs. Lors de ces 6es Entretiens Scientifiques, nous avons pu noter la très grande qualité des interventions. Un vrai dialogue s’est noué avec le public.

Sans revenir sur les aspects historiques traités jeudi matin, je dirai simplement ceci : durant le XIXe siècle et pendant le XXe siècle, la France va apparaître sur les mers avec des grands humanistes. Les océanographes qui ont été nos maîtres ont été formés par de grands humanistes comme Charcot et avec ces grands patron (Berthois, Dangeard, Drach, Lacombe, Pérès...) nous avons appris ce qu’étaient les relations humaines. Il est très clair qu’il y a aujourd’hui dans les laboratoires une absence de plus en plus complète de relations humaines. C’est de plus en plus difficile. Peut-on essayer de faire comprendre au scientifique rivé à son clavier d’ordinateur que il faut qu’il réfléchisse de temps en temps à ce qu’il fait et qu’il vienne rencontrer des philosophes... Hier, les océanographes ont découvert qu’ils n’étaient plus tout seuls et qu’il y avait aussi d’autres chercheurs qui travaillaient en divers milieux extrêmes avec des préoccupations similaires. Nous avons écouté les exposés absolument magnifiques des philosophes qui, eux aussi, disent avoir appris de ces scientifiques “purs et durs”.

Nous avons choisi trois milieux extrêmes, il y en a bien d’autres, mais il est clair que nous avons tous compris aujourd’hui qu’il était possible de repousser très loin les limites de la vie.

De nos jours tout est parfaitement programmé. Il y a très peu de place pour l’improvisation dans une recherche dite “pure et dure”, le scientifique est sur les rails et il a de moins en moins la possibilité de sortir du cadre imposé. Or c’est bien en fréquentant les autres chercheurs, économistes, philosophes, juristes, qu’ils vont pouvoir progresser. Mais tous ont besoin d’éthique.

Les préoccupations évoquées hier et aujourd’hui sont les grandes peurs qu’ont les scientifiques de voir se développer les compagnies privées qui interviennent, qui achètent les cerveaux. Seule la réelle défense d’une recherche publique est une garantie pour l’avenir, le dire et le redire aux chercheurs dans les organismes publics va les aider, les conforter dans leurs démarches.

Il faut que le juriste s’exprime clairement vis-à-vis du biologiste, que le moléculariste fréquente le naturaliste, et tout cela, c’est un long labeur qui passe par un travail éducatif.

Les Entretiens doivent se pérenniser, et dans ce but je crois qu’il va falloir que l’on aille “travailler au corps” les professeurs en activité pour qu’ils incitent les étudiants à avoir une autre approche et à venir nous rejoindre dans le cadre des Entretiens.






Mis à jour le 01 février 2008 à 10:08