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2007 : Les énergies de la mer > Conclusion >  Yvon Bonnot, Président de l’Association national du Littoral, Maire de Perros Guirec.

Yvon Bonnot, Président de l’Association national du Littoral, Maire de Perros Guirec.


Biographie :

BONNOT Yvon

Compte rendu :

Voir la vidéo de Yvon Bonnot


Transcription :


19 octobre 2007 Conclusion


Discours de Yvon Bonnot


Nous avons, avec ces énergies des vagues, des courants, et thermiques, certainement un travail considérable encore à faire. Là, je rends hommage aux chercheurs qui ont pris leur destinée en main parce que je crois que c’est avec la recherche que l’on aboutira et nous devons lui consacrer des efforts particuliers.

Un point a été évoqué par Guy Le Fur président du RIAC 29. Il nous a fait peur : 6 mètres si tout fondait à cause du réchauffement climatique !! Nous n’en sommes pas là, bien sûr, mais néanmoins, je crois que ce réchauffement climatique mérite une réflexion.
Peut-être faudra-t-il préciser un peu plus cette réflexion parce qu’aujourd’hui, on parle de 10, 20, 50 centimètres. Je ne sais pas si on peut mesurer l’impact sur le littoral si c’est 10, si c’est 20, si c’est 50 centimètres. L’impact est énorme parce que c’est la disparition de beaucoup de zonage littoral et je crois que ce serait important que l’on ait une prévision du chiffrage. Je sais que tout ceci peut être vu dans le cadre du Pôle recherche Bretagne-PACA. Il est important aujourd’hui que la Bretagne et la Méditerranée travaillent ensemble sur ce sujet. La France a une place à prendre. On a écouté aussi avec intérêt l’intervention de Jean-Paul Cadoret sur les algues. Je crois que les algues et les microalgues sont une de nos richesses, et nous avons au large de nos côtes une ressource importante. Quand on parle d’algo-carburant, c’est aussi une révolution dans le langage ; il faut le dire et pouvoir diffuser largement cette intervention.
Pour terminer, on a pu constater aussi que nous sommes en retard. D’autres pays ont de l’avance sur nous. Notre intérêt est de travailler sur le plan européen. Si nous sommes en retard, essayons de bénéficier de l’avance des autres, pour, nous aussi, rattraper un peu ce retard, en maîtrisant les risques technologiques, en mesurant toutes les difficultés que l’on peut rencontrer. Ce qui est souvent revenu aussi, c’est que quelquefois nous avons un défaut de communication. Il faut toujours de la concertation, de l’explication et du partenariat, public et privé, sans quoi on ne pourra pas avancer. Les collectivités locales ont un rôle important à jouer. On a parlé des pêcheurs et de tous les corps de métier qui travaillent sur le littoral. Mais rien ne pourra se faire s’il n’y a pas cette concertation et cette explication. Je l’entends au niveau de mes collègues élus qui disent « oui mais les conséquences ? ». Il faudra une bonne campagne d’explication et dans ce cadre-là, l’Association Nationale des Elus du Littoral (ANEL), que j’ai l’honneur de présider, est tout à fait disposée à vous aider pour une bonne communication.

Voilà quelques pistes. Il faut mesurer aussi que sans expérimentations, rien ne pourra se faire. Il faut donner le droit à l’expérimentation et aujourd’hui, je pense que c’est indispensable que nous puissions vérifier si les choses sont bien évaluées et ont évolué.
L’Etat a un rôle à jouer, rien ne peut se faire sans les régions, mais, dans le cadre d’une stratégie générale, comme le disait Jean-Yves Perrot. Bien sûr, Ifremer doit rester à sa place de conseil et de soutien à tout ce qui est recherche.

On pourrait bien sûr s’étendre beaucoup plus longtemps, mais nous avons évoqué une chose : les lourdeurs administratives de notre pays. Catherine Bersani reviendra tout à l’heure sur la Loi littoral, qui, il est vrai, est quelquefois interprétée. Il y a toujours le juridique derrière et la jurisprudence qui peut bloquer pour la suite. C’est vrai que l’on entend souvent parler des freins administratifs. Simplifier les procédures revient fréquemment, avec les réglementations que nous avons.
Voilà une réflexion dans un espace partagé et non divisé, c’est un point important. Aujourd’hui, nous devons avoir une impulsion forte et travailler sur le plan européen. Voilà un grand débat qui est lancé et qui devra certainement se poursuivre dans la concertation sachant que nous devons transmettre aussi toutes ces réflexions aux générations futures. Merci.




Mis à jour le 07 janvier 2008 à 11:08