logo entretiens Energies de la mer bandeau entretiens Science et Ethique

Veilles internationales
Informations du 21/09/2020

Energies de la mer
www.energiesdelamer.eu

energiesdelamer.eu vous souhaite un bon week-end de 15 août


B R È V E S


Galerie de photos
Consultez notre galerie photo des entretiens

Une photo de mer tous les lundis?
Nautilus Magazine vous propose de recevoir gratuitement chaque semaine une photo de mer. Cliquez ici pour vous inscrire.


2006 : La biodiversité du littoral > TR 4 : Place du citoyen et des élus dans les prises de décision >  Biodiversité et éducation environnementale

Biodiversité et éducation environnementale

Ahmed El Hattab, Professeur de l'enseignement supérieur, Directeur des Sciences au Ministère de l’Education Nationale, de l'Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique

Biographie :

EL HATTAB Ahmed

Compte rendu :

Voir la vidéo de Ahmed El Hattab


Transcription :

14 octobre 2006 TR4


Discours de Ahmed El Hattab


Biodiversité et éducation environnementale


Extrait du message du Directeur Général de l’UNESCO, Federico Mayor, adressé aux participants au Colloque International sur «La mer et l’environnement dans le patrimoine islamique et chrétien » 1998, Casablanca, Maroc :

"Nous devons tous prendre conscience du rôle essentiel que les mers et les océans jouent dans la survie de la planète. C’est l’objectif premier de la célébration, en 1998, de l’Année internationale de l’océan. Sensibiliser les décideurs et l’opinion publique à l’importance du milieu marin, souligner les dangers qui le menacent, obtenir des gouvernements l’engagement de prendre les mesures nécessaires, de fournir des moyens d’action suffisants et d’accorder aux océans la priorité qu’ils méritent, voilà, en effet, des tâches urgentes. L’océan, ressource moins bien connue que certaines planètes lointaines, recèle un potentiel encore inexploité. Mais cette ressource est limitée, du point de vue tant de sa quantité que de sa capacité d’absorber les effets d’un développement sauvage et d’une pollution effrénée.
…La nouvelle éthique de l’environnement dont nous avons besoin d’urgence ne sera pas imposée. Tout en se fondant sur le progrès les plus récents du savoir, elle doit s’inscrire dans la culture de chaque peuple.
Or, le souci de la nature, l’harmonie avec l’environnement occupent une grande place dans les doctrines de l’islam et du christianisme. Il y a donc continuité et cohérence, pour le croyant, à respecter, protéger et mettre en valeur le milieu naturel où il vit. Enfin existe-t-il pour nous tous un devoir plus juste et plus impérieux que transmettre intacts à nos enfants les trésors de la nature que nos ancêtres ont su préserver et nous léguer? "


1. Le concept de biodiversité
La biodiversité ou la diversité biologique est la propriété fondamentale que possèdent toutes les catégories d'êtres vivants de se présenter dans la nature sous de nombreuses et diverses formes. Cette diversité se manifeste à tous les niveaux de la hiérarchie biologique, depuis les molécules jusqu'aux écosystèmes en passant par les cellules, les organes, les organismes, les espèces et les populations.

2. Importance de la biodiversité pour les écosystèmes
La biodiversité est indispensable à la continuité de la vie car elle confère aux êtres vivants la capacité de faire face aux changements de l'environnement. Ainsi, plus un écosystème est riche en formes de vie, plus il a les moyens de faire face à ces changements. Les écosystèmes sont donc caractérisés par la variabilité des formes de vie qui les peuplent. Certains écosystèmes, comme ceux des zones tropicales sont réputés être plus variables que ceux des zones tempérées ou des mers antarctiques.
Si l'on regroupe toutes les populations vivantes des écosystèmes, toutes espèces confondues, la diversité biologique est représentée à l'échelle planétaire par environ 33 500 000 espèces dont seulement 1 390 000 espèces ont été identifiées soit un pourcentage de 4%. Ainsi, selon le nombre d'espèces identifiées, les insectes viennent en tête (Voir Tableau ci-après).
image Science et Ethique

Cependant, malgré cette grande variabilité biologique, certains écosystèmes qu'ils soient tropicaux ou tempérés ne semblent plus être en mesure de s'autoréguler pour s'adapter aux changements de l'environnement. Ces changements sont aujourd'hui tellement rapides que la capacité naturelle d'autorégulation de ces écosystèmes ne peut plus compenser les pertes en diversité biologique. Si on ajoute à cela, d'une part, que plus de 90% des espèces peuplant la terre ne sont pas identifiées et, d'autre part, que les mécanismes qui expliquent et régissent les variations en diversité biologique sont peu connus, il est aisé de comprendre que cette dernière est plus que jamais sérieusement menacée quand à sa pérennité.

3. Facteurs menaçant la biodiversité

Les menaces auxquelles doit faire face la biodiversité, actuellement manifestes dans tous les continents, ne sont plus à démontrer. Elles pèsent lourd sur la diversité biologique de nombreux systèmes écologiques aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement et tire son origine essentiellement des agissements humains.
En effet, l'Homme, de par ses capacités intellectuelles et créatives sans limites, a introduit d'importants changements dans l'environnement surtout lorsqu'il est passé d'un stade où la société dans laquelle il vivait était agraire à un stade où elle est devenue industrielle. Depuis, les facteurs humains de changement de l'environnement sont devenus nombreux et sont tous liés à un mode de développement économique et social qui est loin de se soucier de la diversité biologique.
Parmi les facteurs humains conduisant à un changement de l'environnement et, par conséquent, provoquant une régression de la diversité biologique, on peut citer en particulier :
- La croissance démographique qui engendre une forte pression sur les ressources naturelles;
- La pauvreté et l'ignorance qui sont à l'origine d'actions destructrices de l'environnement telles que le défrichement, le déboisement, la déforestation, le surpâturage, le brûlis qui, à leur tour, peuvent engendrer l'érosion et l'épuisement des sols et enfin la désertification;
- La gestion inconsidérée des ressources naturelles dans laquelle on peut ranger la surexploitation de la biomasse animale et végétale en particulier marine, l'irrigation incontrôlée des sols, le déboisement de grandes surfaces pour des raisons économiques, l'agriculture et l'élevage intensifs, etc.;
- L'aménagement non intégré du territoire qui conduit à l'envahissement des espaces et paysages naturels par les infrastructures routières, hydrauliques, industrielles et urbaines;
- L'utilisation massive des combustibles fossiles dans les secteurs de l'industrie et du transport, qui engendre toutes les formes de pollution affectant les milieux aériens, terrestres et aquatiques;
- Le développement des industries chimiques et la surpopulation des villes, qui engendrent des déchets hautement toxiques qui affectent surtout les milieux aquatiques et terrestres.

4. Biodiversité, développement et responsabilité

Devant une telle situation, à qui incombe la responsabilité de tous ces agissements?
- Est-ce à l'individu en tant que citoyen?
- Est-ce à la collectivité?
- Est-ce aux décideurs?
Avant de répondre à ces questions, il y a lieu de faire la part des uns et des autres dans le déroulement du processus de développement. En effet, ce dernier vise en fin de compte l'amélioration continuelle du niveau de vie de l'individu. Mais celui-ci est incapable d'aspirer à ce développement isolément. Ses besoins sont nombreux et certains d'entre eux ne sont réalisables que collectivement. Quant à la collectivité, elle ne peut satisfaire ces besoins sans organisation, sans lois, sans planification, etc. Elle a donc besoin de l'appui et du savoir des décideurs. Cela revient à dire que le développement ne peut se faire que s'il y a conjugaison des efforts des uns et des autres.
Finalement, le développement est une affaire collective et si, tel qu'il est conçu actuellement, il porte préjudice à l'environnement, c'est aussi une affaire collective. Chacun, le citoyen, la collectivité et le décideur, doit assumer sa responsabilité pour atténuer ce préjudice ou l'éliminer complètement. C'est à ce niveau là que l'éducation, la formation, la sensibilisation et l'information ont un rôle capital à jouer.
S'agissant du citoyen et de la collectivité, ils doivent être incités et encouragés à prendre connaissance et conscience des problèmes de l'environnement, à penser à leur prévention et à leurs solutions, à changer d'attitudes et de comportements et surtout à exercer une influence sur les décideurs afin qu'ils prennent en considération la composante environnement dans tout projet de développement économique, scientifique, technologique, social et culturel.
S'agissant des décideurs, ils doivent être incités à prendre conscience de la nécessité de concilier les objectifs du développement avec les impératifs de la protection de l'environnement et surtout, avoir une vision prospectiviste qui garantit la durabilité de ce développement.

5. L'éducation environnementale : une philosophie au service de l'environnement
Quand il est question de l'éducation, il ne s'agit pas de l'éducation dans son sens strict mais de l'éducation dans son sens le plus large et dont les connotations sont beaucoup plus philosophiques, sociologiques et éthiques que rigoureusement et littéralement pédagogiques. Il s'agit d'une éducation qui vise le changement des mentalités, des modes de vie et surtout la nature des relations qu'entretient l'être humain avec l'environnement. C'est donc une éducation qui embrasse l'environnement dans sa totalité, c'est-à-dire qui le considère comme un tout indissociable où l'homme n'en est qu'une composante parmi tant d'autres. Cette éducation, c'est l'éducation environnementale (EE) dont les grandes orientations ont été définies par la Conférence de Tbilissi en 1977.
Cependant, en réalité, l'idée d'EE ne date pas de 1977. Elle circulait bien avant dans certains milieux qui s'intéressent à la conservation de la nature notamment l'UICN. En effet, c'est lors d'une conférence organisée en 1948 par l'UICN à Paris que l'idée d'EE fut utilisée pour la première fois par Thomas Pritchard, alors directeur du Nature Conservancy au Pays de Galles. Celui-ci proposait une nouvelle approche éducative qui ferait la synthèse des sciences de la nature et des sciences sociales. Cette approche fut nommée par lui éducation environnementale.
Mais, pendant longtemps et jusqu'aux années soixante, l'EE était considérée notamment aux USA, en Angleterre et en Australie comme synonyme de l'éducation à la conservation (conservation education). C'est pendant la deuxième moitié des années soixante que l'idée d'EE a commencé à évoluer lorsque, aux USA, l'Institut Pinchot pour les études en conservation mit au point une nouvelle approche éducative appelée alors "Education Totale pour un Environnement Total", basée sur une combinaison des sciences biologiques, des sciences physiques, des sciences du comportement et des sciences sociales. Cette approche ne met pas l'accent seulement sur les ressources naturelles renouvelables comme c'était le cas avec l'éducation à la conservation mais sur "l'étude de l'Homme et de la globalité de ses relations avec l'environnement".
Dans tous les cas, l'UICN, à travers sa Commission de l'éducation, a joué un rôle déterminant et catalyseur dans la promotion et le développement de l'EE. Cette Commission a, en effet, organisé de nombreuses manifestations et dirigé plusieurs activités en Europe, en Asie et en Amérique Latine, qui ont servi de plate-forme à ce qui allait devenir plus tard l'EE. Parmi les activités en question, on peut citer l'étude comparative faite en 1968 par le Comité de l'Europe du Nord Ouest, issu de la Commission de l'éducation et à qui a été confiée la tâche de faire le point sur l'éducation, la formation et l'information publique en matière de conservation dans la région. Par ailleurs, une rencontre d'envergure a été également organisée en 1971 par l'UICN à laquelle ont assisté 21 Pays européens et 11 organisations internationales en plus du Canada, de l'Autriche et des USA. Il s'agit de la Conférence Européenne de Travail sur l'Éducation à la Conservation Environnementale. 105 spécialistes entre enseignants, scientifiques, administrateurs et experts ont échangé de l'information, clarifié certains concepts et formulé des recommandations spécifiques pour l'élaboration de programmes éducatifs pour les écoles primaires et secondaires, pour la formation des maîtres, pour l'enseignement supérieur et les activités extrascolaires.
Depuis et jusqu'à la Conférence de Tbilissi en passant par celle de Stockholm en 1972, l'EE a été approchée de différentes manières. Elle fut considérée alors comme une "éducation sur l'environnement, une éducation pour l'environnement et une éducation dans l'environnement" ou encore comme une "éducation portant sur la relation de la personne avec l'environnement" ou comme une "approche interdisciplinaire intéressée par la résolution des conflits de valeur consécutifs à la relation Homme-Environnement". Mais de toutes les définitions proposées, celle qui a eu le plus d'écho et qui a bénéficié d'une large utilisation et bien avant la Conférence de Stockholm, ce fut, encore une fois la définition proposée en 1970 par une conférence organisée par l'UICN dans le Névada à savoir que :
"L'éducation environnementale est le processus qui permet la reconnaissance des valeurs et la clarification des concepts en vue de développer des habiletés et des attitudes nécessaires à la compréhension et à l'appréciation des interrelations entre l'homme, sa culture et son environnement biophysique. L'éducation environnementale facilite aussi la pratique de prise de décision et de formulation d'un code de comportements vis-à-vis des questions concernant la qualité de l'environnement".

C'est la charte de Belgrade, élaborée en 1975 par l'UNESCO, qui a couronné les efforts entrepris à travers le monde pour une meilleure conceptualisation de l'EE dont les objectifs seront fixés par la Conférence de Tbilissi en 1977. Elle est désormais reconnue, à l'échelle internationale, comme une approche philosophique, éducative et pédagogique qui fait appel dans un souci de complémentarité et de globalité, à des savoirs appartenant à divers champs de la connaissance en vue de faire véhiculer des idées, des valeurs, des principes, des points de vue, etc. susceptibles de garantir dans le présent et dans l'avenir une harmonisation et une rationalisation des rapports qui unissent l'homme à son environnement.
A ce propos, il y a lieu de noter que l'EE:
- véhicule des valeurs et des connaissances;
- permet une prise de conscience des problèmes de l'environnement;
- vise la compréhension des relations qui existent entre l'homme et son environnement naturel (biophysique) et construit (social, économique et culturel);
- permet le développement de compétences;
- suscite le développement d'aptitudes et d'attitudes;
- mène à une déontologie environnementale et à des actions concrètes;
- implique la pratique de prise de décisions et de résolution de problèmes.
Ces caractéristiques de l'EE:ont donné lieu à cinq grands objectifs à savoir :
- En matière de prise de conscience, permettre aux individus et aux groupes d'être sensibles au caractère global de l'environnement et des problèmes qui s'y rattachent;
- En matière de connaissance, aider les individus et les groupes à développer une expérience suffisante en vue d'acquérir les moyens pour une compréhension de la nature de l'environnement et des problèmes qui s'y rattachent;
- En matière d'attitude, aider les individus et les groupes à identifier et à développer les valeurs et la motivation requises en vue de participer activement à l'amélioration et à la protection de l'environnement;
- En matière d'habiletés, aider les individus et les groupes à acquérir les habiletés nécessaires à l'identification et à la solution des problèmes de l'environnement;
- En matière de participation, donner aux individus et aux groupes l'opportunité d'être activement impliqués à tous les niveaux des démarches les conduisant à la résolution des problèmes de l'environnement.

6. L'Education au service de la biodiversité

L'EE est une philosophie qui a pour principal objectif le changement du modèle de relations que l'homme entretient avec l'environnement. Cependant, ce changement passe, d'une part, par une révision de la vision de l'être humain à l'égard de l'environnement et, d'autre part, par une nouvelle conception de l'enseignement, ce dernier étant le canal par lequel peuvent être modifiés les comportements, les attitudes et les représentations.
En effet, l'environnement est souvent conçu comme une entité extérieure à l'homme, c'est-à-dire que ce dernier le voit comme une source d'approvisionnement pour la satisfaction de ses nombreux besoins. Il s'agit donc d'une vision anthropocentrique, en l'occurrence éminemment égoïste qui ne fonctionne que dans un seul sens, à savoir de l'environnement vers l'homme et uniquement l'homme. L'EE a pour mission de réintroduire l'homme dans l'environnement et, par conséquent, aborder ce dernier non seulement d'un point de vue biophysique mais également en prenant en considération la dimension humaine qui a des retombées économiques, sociales et culturelles. L'EE conçoit l'environnement dans sa globalité.
Quant à l'enseignement, il est conçu par l'EE comme le véhicule du changement. Il doit donc dépasser la seule fonction de transmission des connaissances et leur accumulation chez celui qui apprend. Autrement dit, il doit nécessairement donner de l'importance à la personnalité de l'apprenant et à ses facultés intellectuelles. Il s'agit tout simplement de faire passer cet apprenant de l'état de simple récepteur de la connaissance environnementale à l'état de constructeur de cette connaissance et, surtout, lui permettre de prendre du recul par rapport à cette même connaissance. La pratique pédagogique devrait habituer l'apprenant à penser l'environnement globalement, c'est-à-dire adopter une approche interdisciplinaire pour prendre conscience des interactions de ses composantes et de la diversité de ses problèmes.
S'agissant de la biodiversité, il est clair que toute action anthropique exercée sur cette dernière devrait être pensée globalement. Or, l'exploitation de la biodiversité se fait actuellement selon une pensée linéaire, c'est-à-dire une pensée qui se fixe un objectif et met en œuvre les moyens pour sa réalisation sans tenir compte des relations et interactions de l'objet exploité avec son milieu. Ce qui importe c'est le rendement et quand ce dernier n'est pas satisfaisant, on perfectionne les moyens en ayant toujours comme fil conducteur de l'action une pensée linéaire.
Autrement dit, le modèle actuel de l'exploitation de la biodiversité s'inscrit parfaitement dans la vision anthropocentrique de l'environnement. Tout en se plaçant à l'extérieur de cet environnement pour le concevoir et y exercer ses actions selon une pensée linéaire, l'homme, pour exploiter la biodiversité, l'isole de son milieu naturel et ainsi, ignore toutes ses relations et interactions avec le reste des autres composantes de ce milieu. Les conséquences sont connues : surexploitation, déséquilibre, régression, rareté, disparition, etc., le tout étant aggravé par la pollution et les changements climatiques.
Le modèle actuel d'exploitation de la biodiversité est en parfaite contradiction avec le concept de développement durable. En effet, comment concevoir la durabilité du développement dans un contexte où l'environnement qui en est la source est sujet à des actions anthropiques qui ne respectent pas les équilibres écologiques et perturbent les bases même de renouvellement de la vie.
L'EE a plus d'un rôle à jouer à savoir : changer les attitudes, les mentalités, les comportements et, d'une manière plus précise, la vision que se fait l'homme de l'environnement et aussi le modèle de relations qu'il entretient avec cet environnement.
Enfin, toute exploitation rationnelle de la biodiversité et, d'une manière générale de l'environnement, doit tenir compte des principes suivants :
- Tout être vivant a une valeur intrinsèque;
- Aucun être vivant n'est isolé. Il vit pour lui mais aussi pour les autres. Il fait partie d'un système complexe d'interdépendances;
- Un être vivant quel qu'il soit son niveau d'évolution, est un système complexe;
- Un être vivant est adapté à son milieu;
- Un être vivant ainsi que le milieu dans lequel il vit ont une capacité limitée d'absorption des perturbations naturelles et anthropiques.
L'homme est par excellence le plus grand prédateur et perturbateur de l'environnement. Il a tout intérêt, pour sa propre survie, à penser ses actions en particulier dans le domaine économique à l'intérieur de cet environnement. Il doit se considérer comme une composante de ce dernier au même titre que les autres êtres vivants. L'environnement commence là où se trouve l'homme et non pas quelque part ailleurs.





Mis à jour le 21 janvier 2008 à 12:12